Un système à bout de souffle

En 2023, le gouvernement a adopté la Loi 10 afin de mettre fin au recours aux agences privées et à la main-d’œuvre indépendante (MOI) d’ici octobre 2026.
Sur papier, l’objectif est louable : stabiliser les équipes, réduire les coûts et assurer une meilleure continuité des soins.

Mais pour l’Abitibi-Témiscamingue, où près d’un quart du personnel du réseau de la santé est issu de la MOI — dont 95 % est originaire de l’extérieur de la région — l’échéance s’annonce brutale.

Vitalité Abitibi-Témiscamingue

Une crise qui menace la santé de toute une région

Ensemble pour défendre nos services publics et notre avenir régional

L’Abitibi-Témiscamingue est confrontée à une crise multifactorielle : pénurie de main-d’œuvre, compressions budgétaires massives, dévitalisation accélérée et sous-financement chronique.

En 2024, le CISSS-AT a dépensé 144 M$ en main-d’œuvre indépendante (MOI) provenant d’agences, dont 95 % vient de l’extérieur de la région.

Moins de 6 % de cette somme est réinjectée dans l’économie locale.

Bien que nécessaire, l’arrêt du recours à la MOI engendrera des impacts majeurs dans les CLSC, en santé mentale, dans les centres jeunesse et dans les soins à domicile.

Au lieu de mettre en place des mesures d’attraction et de rétention, le Gouvernement a choisi, pour notre région, de procéder à l’abolition de 700 postes ainsi que des fermetures de services.

Pourtant, le problème n’est pas une absence de personnel disponible, mais plutôt :

  • Un manque d’incitatifs régionaux
  • Une crise du logement (taux d’inoccupation < 1 %)
  • Un manque criant de places en CPE (950 enfants en attente)

Si rien ne change, la région frappera un mur en octobre 2026 avec cette crise annoncée : pénurie de personnel, services publics en péril, dévitalisation accélérée. Il est temps d’agir.

Comme électeur vous devez exiger des engagements concrets de la part des candidats et des partis politiques.

L’avenir de notre région en dépend.

Scénario 1

Application intégrale de la loi 10

  • Interdiction du recours aux agences privées
  • Risque de fermeture de services essentiels
  • Pénurie de personnel non résolue

Scénario 2

ANNULATION OU REPORT

  • Maintien de la dépendance coûteuse aux agences
  • Prolongation du navettage et de l’instabilité des équipes

conclusion

Dans les deux cas, la région est perdante si on n’agit pas sur les causes profondes :

  • Conditions de travail détériorées
  • Manque de logements
  • Pénurie de places en CPE
  • Absence d’incitatifs régionaux pour attirer et retenir le personnel

Un modèle économique destructeur

Pour chaque 100 $ versé à la MOI, seulement 5,60 $ restent dans la région, contre 40,60 $ pour un employé local.

Le coût horaire moyen d’un travailleur MOI est de 130 $/h, contre 30 $/h pour un salarié régulier.

Le déficit fiscal entre l’Abitibi-Témiscamingue et le gouvernement
du Québec est estimé à 800 M$ par année.

Capsules vidéos

Une mobilisation collective pour faire entendre la voix des régions

Face à l’inaction du gouvernement, nous passons à l’action!

Travailleuses et travailleurs, syndicats, élu·es municipaux, citoyennes et citoyens de la région, unissons nos voix pour interpeller les décideurs et défendre les services publics dans les régions éloignées.

Nos objectifs

  • Défendre les services publics en région éloigné
  • S’opposer à la privatisation et la sous-traitance en région éloignée
  • Maintenir les emplois dans le secteur public en région éloignée et lutter contre les compressions budgétaires
  • Freiner la dévitalisation territoriale et démographique

Ce que nous exigeons. Maintenant.

  • Un plan structurant de réinvestissement public dans les régions éloignées
  • Des incitatifs adaptés pour attirer et retenir le personnel en région
  • Des investissements massifs en logements sociaux et services de garde éducatifs
  • La réouverture des services publics fermés et la fin des compressions
  • Une justice fiscale pour la région